L'IFQM, partenaire des « Océanes La Baule »

Du 4 au 6 septembre 2023, l’IFQM était partenaire de la première édition des « Océanes La Baule », un évènement aux frontières de la science et des politiques publiques, ouvert vers la société.

Il s’agissait de lancer la réflexion autour de la consultation publique dans le cadre national de la finalisation des Documents Stratégiques de Façade (DSF), documents visant à orienter les politiques publiques françaises d’usage de la bande littorale. Il était donc bien entendu question d’enjeux portuaires, de gestion des espaces naturels (réserves et aires marines protégées), et de la question pressante de la planification spatiale de l’installation des parcs éoliens (la France ayant pour objectif d’installer une production de 40 GW d’ici 2030).

L’IFQM a contribué aux Océanes de façon proéminente, en participant à une programmation résolument internationale. Les deux nations de part et d’autre de l’Atlantique ont beaucoup à échanger en matière de culture de concertation sociétale, les littoraux français pouvant bénéficier de méthodes et d’acquis historiques du Québec. Autant pour les communautés française et québécoise, l’accélération des actions autour de la création d’aires marines protégées et de l’éolien offshore constitue un cadre de réflexion particulièrement informatif et heuristique.

L’IFQM, reconnaissant là une très belle opportunité pour dynamiser la réflexion transatlantique sur ces sujets, a contribué à plusieurs niveaux à ces Océanes. Dans l’organisation et la promotion générale d’une part, notamment par la participation de Yves-Marie PAULET, codirecteur de l’IFQM pour la France depuis sa création en 2016, jusqu’à l’été 2023 ; et de Dominique Robert, actuel codirecteur pour le Québec. Leurs allocutions d’ouverture ont permis de revenir sur l’historique et les objectifs de l’IFQM. Ensuite, au cours des trois tables rondes organisées le 4 septembre, des chercheurs québécois et français ont pu préciser les visions et les pratiques respectives sur les deux littoraux atlantiques. Les questions de gouvernance, de niveau de responsabilité, d’intégration des connaissances dans la prise de décision et de valorisation au sein de la réglementation des positions sociétales ont été comparées.

Cet évènement initié par l’Association pour la Promotion Éthique des Énergies Marines (APEEM) et soutenu par la ville de La Baule, était opéré par le cabinet de conseil 3B et le site de presse energiesdelamer.eu.

Programme détaillé (PDF)
Site Internet de l’évènement


Tournée des chercheuses et chercheurs du Québec en France 2022

Une semaine remplie d'échanges et d'opportunités

Du 17 au 23 octobre 2022, le consulat général de France à Québec a organisé, en partenariat avec l’IFQM, une mission d’étude et d’échange en France pour des chercheuses et chercheurs québécois en sciences de la mer. Cette tournée d’une semaine fut l’occasion pour la délégation d’échanger auprès de la communauté française des sciences et technologies marines, le tout dans le but de développer de nouvelles collaborations.

Stéphanie Gracia (coordonnatrice de l’IFQM au Québec), Romain Le Moal (coordonnateur de l’IFQM en France) et Estelle Blons (chargée de Mission pour la Science et la Technologie auprès de consulat), ont accompagné quatre chercheur·es québécois·es dans le sud-est de la France :

  • Émilie Saulnier-Talbot (Professeure à l’Université Laval, spécialiste des changements environnementaux dans les milieux aquatiques)
  • David Deslauriers (Professeur à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski de l’Université du Québec à Rimouski, spécialiste en éco-physiologie et bioénergétique des poissons)
  • Brigitte Robineau (Directrice exécutive à Québec-Océan, groupe interinstitutionnel de recherches océanographiques du Québec)
  • Lyne Morissette (Directrice de M-Expertise Marine, organisme de médiation scientifique)

Durant cette tournée française, la délégation a eu le plaisir de rencontrer plus de 60 personnes représentant 8 institutions et 12 laboratoires de recherche, le long du littoral de la Côte d’Azur.

Villefranche-sur-mer

Le Laboratoire d'Océanographie de Villefranche-sur-mer (LOV), un établissement aux missions multiples (la recherche, l’observation, l’enseignement et la dissémination des connaissances), nous a ouvert les portes de ses installations de recherche au sein d’un site historique hors pair. Les discussions se sont axées autour des thématiques de l’océan mondial, sa réponse et sa contribution au changement à l’échelle du globe, dans le but de prédire l’évolution future de ses services écosystémiques.

Les quatre laboratoires du LOV (CHOC, COMPLEX, OMTLAB et PISCO) étudient notamment les zones hauturières et côtières, les échanges aux interfaces air/mer/terre/banquise, et la colonne d’eau. Les disciplines incluent la biologie, la chimie, la biogéochimie et la physique (optique et hydrodynamique).

Nice

La deuxième journée s’est déroulée à l'Université de Côte d'Azur. La délégation a eu l'occasion de rencontrer les équipes de l'IFR Ressources marines et du laboratoire Ecology and Conservation Science for Sustainable Seas (ECOSEAS). Ce dernier se penche particulièrement sur le fonctionnement des écosystèmes, la biologie et l'écologie des espèces, les impacts des changements climatiques dans la modification de la faune et de la flore marines, les impacts biologiques des polluants en mer et de la quantification de l’état écologique des systèmes littoraux.

Les équipes de recherche de ces deux laboratoires travaillent également sur des axes plus appliqués comme les effets de l'anthropisation en zone littorale, la bio-surveillance éco-toxicologique et le développement de réseaux de suivis, les aires marines protégées et la gestion de la pêche artisanale.

Aix-en-Provence

Troisième journée passée à visiter le campus d’Aix-en-Provence de l'Université d'Aix-Marseille et à rencontrer des représentants de la Faculté de droit de l'Espace Cassin et de l'Institut des Sciences de l'Océan (OCEAN). Ce dernier mène des activités de recherche et de formation novatrices associant l'océanographie, les sciences du climat et du numérique, la robotique et l'ingénierie marine renforcées par l'économie, le droit, l'histoire et la géographie marines et maritimes.

Des présentations et des échanges à visée interdisciplinaire ont marqué cette matinée. Le cœur de discussion a porté sur la rencontre des acteurs et actrices impliquées dans le droit marin et traitant notamment de la géographie, des systèmes territoriaux littoraux, des aires marines protégées et des structures marines telles que les éoliennes en mer.

L’après-midi du mercredi a été consacrée à la visite des infrastructures du MIO (Institut Méditerranéen d’Océanologie) d’Aix-Marseille Université. De nombreux échanges ont eu lieu sur la thématique des changements globaux, sur la dynamique de l'océan, la biodiversité marine des organismes ainsi que des pollutions.

La Seyne-sur-Mer

La délégation a ensuite été accueillie au Centre Ifremer Méditerranée à La Seyne-sur-Mer. Cette journée a été organisée en partenariat avec l’Institut Sciences de l’Océan et le Laboratoire Environnement Ressources d'IFREMER. Plusieurs  chercheuses et chercheurs de ces infrastructures ont présenté l'ensemble des écosystèmes interdisciplinaires de recherche et des projets qui leur sont associés. La journée s’est terminée par une visite des infrastructures et des engins submersibles d'IFREMER.

Marseille

Enfin, la délégation a été accueillie à la station marine d’Endoume d'Aix-Marseille Université, par l’IMBE (Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie). Après un tour des laboratoires et une présentation générale de l'IMBE, les chercheuses et chercheurs de la délégation québécoise ont pu échanger à propos des perspectives de collaboration et des différentes thématiques développées sur place.

Un vrai succès

Le Consulat général de France à Québec et l'IFQM remercie les établissements français pour leur chaleureux accueil tout au long de cette tournée. Des axes de collaboration ont déjà été identifiés de manière individuelle et les échanges vont se poursuivre.

Retrouvez ici la chronique de Lyne Morissette à l’émission Phare Ouest de Radio-Canada sur sa participation à la Tournée des chercheurs québécois 2022.

 

Note : La Tournée des chercheurs québécois en France est un programme initié en 2018 par le secteur scientifique du Service de Coopération et d’Action Culturelle du Consulat Général de France à Québec.

L’objectif de ce programme est de promouvoir l’excellence et l’attractivité de la recherche française afin de favoriser l’émergence de nouvelles collaborations franco-québécoises.


Les cotutelles

Plusieurs doctorats et stages postdoctoraux en cotutelle entre des institutions françaises et québécoises ont démarré cette année. Découvrez la liste des projets en cours et visionnez des capsules explicatives préparées à l’occasion des Assises France-Québec de la mer.

  • Étude gnomique des diatomées Haslea – Adeline Stweart (Voir capsule)
  • Caractérisation et identification des pigments etr composés biologiquement Actifs à partir de nouvelles espèces de microalgues bleues du genre Haslea pour des applications alimentaires – Amina Latigui (Voir capsule)
  • Étude de l’impact des événements extrêmes sur les changements morpho-sédimentaires des littoraux meubles de l’ouest de l’Islande – Clémentine Fanton (Voir capsule)
  • Comportement et toxicité des nanoplastiques le long du continuum Terre-Mer : Apport de la caractérisation multidimensionelle – Lucie Toussaint (Voir capsule)
  • Inférence statistique de la profondeur de la colonne d’eau obtenue grâce à l’analyse géométrique et radiométrique de l’imagerie spectrale – Mohammed Ali Ghannami (Voir capsule)
  • Variabilité climatique de la région sahélo-saharienne : migration de la convergence de la zone intertropicale et impacts sur les écosystèmes marins – Simon Fay (Voir capsule)
  • Comportement des invertébrés marins exposés au bruit du trafic maritime – Thomas Uboldi (Voir capsule)
  • Validation d’un bio-essai de croissance/survie copépodes – Optimisation des cultures, conservation des œufs d’individus sauvages et diversité génétique – Quentin Peignot (Voir capsule)
  • Identification des tsunamis Holocène dans les archives sédimentaires côtières aux Petites Antilles – Stefano Fabbri (Voir capsule)
  • Modélisation et simulation participatives pour la cogestion des écosystèmes marins – Maud Thermes (Voir capsule)

Université d'été 2022: Le littoral sous surveillance enjeux et techniques liés à l’observation du milieu littoral

Université d'été 2022 :
Le littoral sous surveillance enjeux et techniques liés à l’observation du milieu littoral

29 NOVEMBRE 2022    |    DANS UNIVERSITÉ D’ÉTÉ

Du 17 au 24 juillet 2022, l’Institut France-Québec Maritime organisait sa deuxième Université d’été en collaboration avec l’Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers (OASU). Cette activité avait pour objectif de fournir une vision exhaustive des enjeux et des méthodes liées à l’acquisition et à l’interprétation de données issues de mesures récurrentes des caractéristiques morphologiques, physiques, biologiques et chimiques du domaine littoral.

Académique et ouvert sur les questions sociétales, ce rendez-vous exceptionnel a vu la participation des membres de la communauté de recherche et de pratique originaires de la France et du Québec, spécialistes du thème. Aussi, c’est une quinzaine d’étudiant·es de 2e et 3e cycles, une dizaine d’agent·es CNRS et une vingtaine de membres du corps professoral franco-québécois qui ont été réuni·es sur le littoral aquitain en région bordelaise du 17 au 24 juillet 2022.

Les objectifs pédagogiques de l’université d’été visaient le transfert de connaissances et de compétences de la communauté de recherche vers les étudiant·es et les agent·es du CNRS, l’échange d’expertises entre les personnes participantes ainsi que la création de liens menant à de futures collaborations.

L’enseignement s’est fait sous forme de cours théoriques, mais également d’ateliers pratiques sur le terrain et d’échanges avec les partenaires et la communauté. L’Estuaire de la Gironde, le Bassin d’Arcachon, et les plages sableuses océanes du littoral Aquitain, trois sites représentatifs des environnements littoraux spécifiques et présents sur une même façade littorale régionale, ont été analysés et auront permis à l’ensemble des participants et participantes d’acquérir ou de renforcer de nouvelle compétences et expertises.


Université d'été 2019: Les risques côtiers et la planification spatiale maritime

Université d'été 2019 :
Les risques côtiers et la planification spatiale maritime

4 NOVEMBRE 2019    |    DANS UNIVERSITÉ D’ÉTÉ

Initiée il y a un an et demi suite à la visite officielle de la ministre française des Outre-Mer, madame Annick Girardin et du ministre québécois délégué aux Affaires Maritime, monsieur Jean D’Amour, à Saint-Pierre et Miquelon, la première université d’été de l’IFQM s’est achevée il y a quelques semaines.

Cette première édition s’est déroulée du 19 au 26 août sur l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon. Ce ne sont pas moins de 32 étudiants de 2e et 3e cycles issus de 18 établissements de France et du Québec qui se sont rendus sur l’archipel pour participer à des formations et des discussions autour de deux thématiques primordiales pour ce territoire insulaire : les risques côtiers et la planification spatiale maritime. Neuf formateurs issus du milieu scientifique (5 Français et 4 Québécois) accompagnaient les étudiants et dispensaient aussi bien des cours théoriques que des ateliers sur le terrain, le tout organisé en partenariat avec des experts locaux. Plusieurs séquences publiques étaient également au programme afin de permettre à la population de participer à ces réflexions. De plus, tous les participants ont eu la chance d’échanger avec monsieur Frédéric Mortier, délégué interministériel aux risques majeurs d’Outre-Mer, qui a pris part à plusieurs activités organisées dans le cadre cette université.

Les participants à la première édition de l’université d’été de l’IFQM ainsi que leurs formateurs.

Finalement, nous pouvons affirmer que cette première édition a été un franc succès. Grâce à la qualité de l’enseignement d’une part, mais également par l’implication de la population Saint-Pierraise. En effet, hébergés par des familles d’accueil, les étudiants ont pu partager le quotidien des habitants de l’île et tisser des liens particuliers avec l’archipel et sa population. Ils ont ainsi pu vivre une expérience unique et enrichir grandement leurs connaissances.

L’IFQM tient à remercier vivement toutes les personnes qui ont participé à la réalisation de ce projet : les Ministères des Outre-Mer et de la Transition Écologique et Solidaire, la préfecture de Saint-Pierre et Miquelon, les familles d’accueil, les acteurs du territoire qui ont travaillé aux côtés des formateurs ainsi que ceux qui ont contribué aux opérations logistiques (restauration, sonorisations, transport, etc.).